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le SOUS - secteur pétrolier AU MALI
 
 
En 1992, le Mali a entrepris des réformes économiques pour restaurer les équilibres financiers et macro-économiques.

Pour le sous-secteur des hydrocarbures, la réforme comprenait deux composantes principales :

- la réforme institutionnelle redéfinissant les rôles respectifs de l’Etat et des opérateurs privés ;
- la réforme tarifaire visant à simplifier la fiscalité et instituer le libre jeu de la concurrence.

Au plan institutionnel, la réforme s’est traduite par le retrait de l'Etat de toutes les activités à caractère commercial (distribution, stockage et commercialisation) au profit des opérateurs privés ; l’Etat étant chargé de créer un environnement sain et propice à l’épanouissement des activités commerciales. Cette réforme a ainsi abouti à la dissolution de la société PETROSTOCK et à la création de l'Office National des Produits Pétroliers (ONAP).

 

L’ONAP a pour mission de contribuer à la définition et à la mise en œuvre de la politique d’approvisionnement du pays en produits pétroliers.

En 2004, les besoins énergétiques du Mali ont été satisfaits, par les ressources forestières à hauteur de 87 %, l'électricité à 1 % et les produits pétroliers à 12 %.

En 2005, le sous-secteur des hydrocarbures fournissait plus de 15 000 emplois industriels.

La facture pétrolière du Mali des trois dernières années a été de :

147,194 milliards de FCFA ;
150 350 m3, soit 32 % ;
57 225 m3, soit 12 % ;
195 129 m3, soit 42 %
5 660 m3, soit 01 %.


1. APPROVISIONNEMENT


Pays continental, le Mali est approvisionné à partir du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Bénin, du Togo et du Ghana.

Avant la crise de 2002, la Côte d’Ivoire, avec plus de 70 %, était la principale source du pays. En 2003, ce pourcentage était de 2 %. Ainsi, les opérations sur les axes Sénégal – Mali, Togo – Mali, Bénin – Mali et Ghana – Mali ont été renforcés.

Les sources de Lomé, Cotonou et Tema reviennent chères, à cause de la longueur du trajet renchérissant ainsi la facture pétrolière du pays. En outre, les difficultés de regroupement des opérateurs du sous-secteur, afin d'améliorer leur pouvoir de négociation, est un facteur de renchérissement de cette facture.

En 2005, il y a eu une reprise des importations, en provenance d'Abidjan grâce à l’activation de l’axe Abidjan – Bamako via Bobo-Dioulasso, au Burkina Faso.

En 2006, sur des importations de 602 875 tonnes métriques, la part des axes a été la suivante :

- Bénin : 44 %
- Sénégal : :31 %
- Togo : :17 %
- Côte d’Ivoire : 07 %
- Ghana : . 01 %

 

Dans le cadre d'une plus grande sécurisation de son approvisionnement, le Mali a fait de la diversification des sources, un des axes prioritaires de sa politique d’approvisionnement en hydrocarbures.

Ainsi, l’axe Mauritanie – Mali est timidement exploité à cause de l’état de certains tronçons de la route. En outre, des prospections sont en cours pour étudier les possibilités d'approvisionner le Mali à partir de l'Algérie et de la Guinée-Conakry.

Dans le cadre de sa mission d'appui aux opérateurs du sous-secteur pétrolier, pour la recherche de meilleures conditions d'approvisionnement du pays, l’ONAP négocie des protocoles d'achat de produits avec les fournisseurs.

Cependant, les accords commerciaux sont conclus par les opérateurs avec les fournisseurs.

2. CONDITIONS D’IMPORTATION DES PRODUITS PETROLIERS

L’importation des produits pétroliers est régie par un Arrêté interministériel.

Les conditions essentielles à remplir pour être autorisé à importer les produits pétroliers, certains dérivés et résidus sont :


- la justification d'une capacité de stockage propre de 500 m3 ;
- le dépôt d'une caution bancaire de 75 000 000 de F CFA.

Le Mali compte, actuellement, une cinquantaine d'importateurs pétroliers agréés, dont quatre représentent des sociétés multinationales, à savoir Total, Shell, Tamoil et Star Oil. Le reste est constitué de sociétés privées, créées par des opérateurs économiques maliens.

Les opérateurs privés nationaux représentent, en moyenne, 70 % de la part du marché.

3. STRUCTURE DE PRIX DES CARBURANTS

Au Mali, depuis juillet 2001, la fixation des prix indicatifs plafonds à la pompe, est gérée dans le cadre de la Commission de suivi du mécanisme de taxation des produits pétroliers dont le secrétariat permanent est assuré par l’ONAP.

Ce système est basé sur le principe de la répercussion automatique de la variation des prix fournisseurs sur les prix à la pompe.

La Commission est composée de Représentants de l'Administration, des associations des consommateurs et des opérateurs pétroliers.

La structure de prix est établie, chaque mois, à partir des prix fournisseurs, en tenant compte de l’axe ; elle intègre les frais d'approche et les différentes charges, liées à la vente du produit à Bamako.

Le prix à la pompe est un plafond indicatif et uniforme sur toute l'étendue du territoire national.

4. INFRASTRUCTURES PETROLIERES

4.1. Dépôts de stockage d’hydrocarbures

Le Mali compte cinq dépôts de stockage de produits pétroliers d'une capacité totale de 53 656 m3 répartie comme suit :

 

Dépôt STAR OIL de Niaréla - Bamako : 16 606 m3
Dépôt SGDS 14 600 m3
Dépôt Total Kabara (Tombouctou) : 1 720 m3
Dépôt ex- Pétrostock de Kayes 7 200 m3
Dépôt / ONAP Bamako - Sénou 10 000 m3
Dépôt HRS
3 530 m3

Ce dernier dépôt est réservé au stockage du carburant-aviation.

L’étude sur la constitution d’un stock national de sécurité en produits pétroliers a mis en évidence la faiblesse des capacités de stockage du pays. Dans la perspective de la constitution de ce stock, la construction de nouvelles capacités est nécessaire. L’étude sera soumise à l’approbation des autorités.

4.2. Stations-service : Bamako, régions

En 2005, le nombre de stations-service et points de vente s’élevait à 259 ; ils sont répartis comme suit :

Bamako-Koulikoro : 114
Sikasso : 33
Kayes : 31
Mopti : 26
Ségou : 23
Gao-KidaL :
18
Tombouctou : 14
 
Ces stations-service et points de vente d'hydrocarbures totalisent une capacité de stockage de 21 022 m3.

Les règles d'implantation, d'aménagement et d'exploitation des points de vente de carburants, sont fixées par un Arrêté interministériel.

Les demandes d'implantation de point de vente de carburants sont adressées à l'Autorité administrative du lieu d'implantation.

L'exploitation d'une station-service est autorisée par le Ministre chargé du Commerce.

5. OPPORTUNITES D’INVESTISSEMENT DANS LE SOUS-SECTEUR (site aurep )

Le marché malien de produits pétroliers est un marché prometteur dans le domaine de l’exploration pétrolière et celui de la distribution où les opportunités existent.

5.1. Exploration et Production

Le Mali compte cinq bassins sédimentaires et grabens (bassins de Taoudénit, des Iullemeden et du Tamesna, les grabens de Gao et de Nara) totalisant plus de 800 000 km2. Ces bassins étaient jusqu’en 2004 peu explorés.

En effet, la recherche pétrolière a démarré en 1963 sur la base d’un Code minier qui prenait en compte l’activité pétrolière.

En 1969, les autorités ont adopté en plus du Code minier, un Code pétrolier qui a été modifié en avril 1970. Ce Code organise la recherche, l’exploration, le transport par canalisation et le raffinage des hydrocarbures.

Depuis l’adoption du nouveau Code Pétrolier par la Loi n° 04/037 du 2 août 2004, la recherche pétrolière s’est intensifiée. Cette loi fixe les conditions d’exploration et d’exploitation du pétrole brut au Mali et tend à développer la recherche pétrolière dans les immenses bassins sédimentaires et grabens du pays, du fait qu’il détient l’un des faibles taux d’investissement en matière de recherche pétrolière dans le monde.

Ainsi, plusieurs conventions de recherche ont été signées par le gouvernement.

5.2. Distribution des produits pétroliers

Le marché des produits pétroliers est en constante progression. Cette croissance s’explique par le développement des transports, de la culture du coton et surtout par l’expansion du secteur minier. En effet, le Mali est parmi le peloton de tête de la production aurifère en Afrique.

Ainsi, de nouvelles sociétés peuvent s’implanter en qualité d’importateur et/ou distributeur.

L’insuffisance des capacités de stockage constitue une opportunité pour les investisseurs.

Il faut noter que l’Etat, tout en se retirant des activités à caractère commercial, a mis en place un dispositif réglementaire très incitatif.



Terisys